• Trail de la Barjo (50) - Samedi 20 et dimanche 21 juin

    Retour à Beaumont Hague pour le trail de la Barjo. Je me suis engagé sur le défi grand Barjo 15,6 km  + 102,2 km et mon fils Thibaut sur le 15 km le dimanche.

    Mais avant tout nous profitons du déplacement pour nous rendre à Siouville où Thibaut fait une session de surf sur de belles mais petites vagues. Le temps est très bon et alors que nous arrivons sur Beaumont sur le coup de 18h, nous entrons dans un nuage. Avec le vent qui s'est levé, la température baisse fortement. Nous prenons nos marques dans la voiture transformée en camping car, puis je m'équipe avec la nouvelle tenue des psn pour le 15.6 qui débute à 22h.

    C'est le même parcours que celui que fera Thibaut le lendemain mais il nous est rallongé de 600m pour la nocturne. Au départ ce sont 150 inscrits qui s'élancent contre 45 l'an dernier sur la première édition. Le rythme est tout de suite plus soutenu. Ca file vite devant. Je suis prudent et me cale sur mon rythme tranquille (100 bornes le lendemain) tout en pesant que l'an passé je m'étais trouvé ralenti sur les mono traces. Après un kilomètre alors que nous venons de nous payer une bosse nous voyons le groupe de tête faire demi tour à 30m devant. Le brouillard est partout et ne nous quittera pas de la nuit. Je reviens en arrière signal l'erreur aux concurrents qui avancent et m'éloigne du groupe pour trouver une rubalise. C'est la confusion parmi les trailers. Je descends à droite, je cherche loin des autres dans les herbes hautes et je vois un type qui prend à travers champ tout à gauche. Je m'élance derrière lui, traverse le groupe d'une cinquantaine de coureurs et me retrouve à sa poursuite .... en deuxième position. Ca ne dure pas bien sûr on reviens sur nous mais à nouveau nous prenons une mauvaise trace. On ne voit pas bien loin avec le brouillard et les rubalises sont très espacées. Du coup tout le monde lève le pied. Après 1 kilo de descente dans des champs brise pattes, je me retrouve à nouveau second. Les belles résolutions du départ sont un peu loin maintenant, ca énerve ce trajet en plus mais je veille à ne pas me mettre dans le rouge. On me reprend dès qu'il y a une bosse et je reste longtemps seul à la quatrième place sans voir du monde ni devant ni derrière moi. Ils finiront par revenir et je passe à la 8è place. Ca me va comme place, je terminais 10è l'an passé et là j'ai le sentiment de moins forcer. Les kilo défilent, montée ou descente et assez peu de plat (D+ 600m). Sur une descente je reprends 3 types, l'un me repassera dans une cote mais je vois qu'ils ne sont pas rapides avec le terrain accidenté et le brouillard de plus en plus présent. J’éteins ma lampe sur les petites portion de route car on ne voit rien avec les micro gouttes d'eau devant soi.

    Je me souviens du final délicat dans les champs et le bois. C'est en descente dans la première moitié. J'accélère pour mettre de la distance avec mes deux équipiers de la nuit. Ca marche, je me retrouve tout seul et peux finir content à la 6ème place en 1h21'46''.

    Je ne traine pas et vais me coucher rapidement car demain la navette est à 3h30. Malheureusement la nuit n'est pas très reposante.

    Trail de la Barjo (50) - Samedi 20 et dimanche 21 juin

    Debout à 2h30', je me prépare pour un 100 bornes qu'il sera difficile de boucler. La navette nous conduit à Barneville et le départ est pris à 5h dans la nuit et le vent de NO qui souffle. Je m'oblige à rester dans ma petite allure mais cela ne suffira pas. Au fil des kilomètres l'absence d'entraînement se fait sentir tout comme cette blessure que je traîne depuis un an et demi. Le paysage reste merveilleux et le passage dans les dunes de Biville un grand moment. J'y aperçois les orienteurs en stage. Cela perturbe quelques traileurs à la recherche d'un marquage.

    Je contacte Thibaut après le ravito du km 51. Il s'est blessé au pied juste avant notre départ pour Beaumont. La douleur est toujours là et l’empêche de courir. Dur dur pour lui qui vient de laisser sa lace sur blessure lors du raid académique unss.

    Je vois mon allure ralentir de plus en plus. La douleur m'oblige à marcher trop souvent. Il sera impossible de rallier l'arrivée dans ces conditions. A Vauville, au 54ème km je prends la décision d'arrêter là l'aventure. Dommage mais en regardant les résultats, je constate qu'une barrière horaire m'aurait interdit d'aller au bout du circuit.