• TRAIL ALPIN DU GRAND BEC - Champagny en Vanoise - 12 Août

    Après Millau et l'Aventure Aveyronnaise, les vacances m'ont mené dans le massif de la Vanoise. Et comme le hasard fait bien les choses, j'ai trouvé un "petite" course de montagne, le Trail Alpin du Grand Bec : 20 km, 1800 m de dénivelé positif et 1600 m de dénivelé négatif, entre Champagny le Bas et Champagny le Haut. Après quelques jours dans le coin et l'étude des résultats de l'année précédente, je me fixe un objectif de 2h30, mais je pense plutôt me situer au niveau des 2h40-45. La difficulté est d'estimer le rapport entre temps de marche et temps de course. Je fais le choix de prendre des bâtons, comme un tiers environ des concurrents.

    TRAIL ALPIN DU GRAND BEC

    Nous sommes 82 au départ, avec une très grande majorité de montagnards. Un breton (après son drapeau accroché au bandeau) et deux Alsaciens sont présents également. Après un départ sur la route, on rejoint un petit chemin plat (1 km en tout), avant de passer aux choses sérieuses. Je me positionne autour de la 30ème position, en prenant soin de ne pas me mettre dans le rouge. De petits groupes se forment assez vite. J'avais prévu de ne pas doubler dans cette première montée, ce que je n'ai évidemment pas respecté. Mais je l'ai presque toujours fait sur des portions de marche. Dans la courte descente raide qui suit, j'ai décroché du groupe de devant (emmené par une concurrente du Team Quechua qui a participé à l'Aventure Aveyronnaise - 2ème au scratch), mais j'ai recollé assez facilement dans la montée suivante. On alterne ensuite entre de la marche et de la course. Les sensations sont vraiment bonnes (j'avais fait cette portion quelques jours avant avec un sac à dos porte-bébé sur le dos, donc là je me sentais léger). Cette montée m'a permis de gagner 4 ou 5 places. Dans la descente suivante, composée de courts lacets très raides, j'ai perdu deux places (mes genoux ne me permettent pas encore de tout lâcher en descente). J'ai redoublé ces deux concurrents dans la montée vers le Plan  Fournier, lieu du premier ravitaillement. Pas d'arrêt, tout va bien et ce n'est pas la peine de casser le rythme. Cela continue avec une alternance de zones bien techniques et de montées raides où l'on n'a pas d'autres choix que de marcher. Cela m'arrange car je suis beaucoup plus efficace à la marche. Je gagne encore quelques places, avant d'en reperdre deux dans une descente rapide et technique, puis de les récupérer dans une longue montée dans l'herbe. Nous cheminons ensuite sur un superbe sentier en balcon, la vue est magnifique, mais on sent que tout le rythme baisse pour tout le monde (on en est à 12 km environ et 1h30 de course). Un long pierrier, une descente raide (où je perds à nouveau deux places) et nous voilà au pied de la dernière difficulté qui monte au refuge du Plan des Gouilles, sommet de ce Trail Alpin du Grand Bec. C'est raide, mais le moral est bon et les jambes vont encore plutôt bien. Sur la partie haute, on croise les concurrents précédents qui redescendent vers l'arrivée. Je croise tous les concurrents qui me précèdent, à l'exception des deux premiers. Je n'ai pas réussi dans cette portion à reprendre les concurrents qui m'avaient doublé dans la descente précédente (ils m'auraient de toute façon redoublé dans la descente finale). Par contre, l'écart se creuse derrière moi, ce qui m'arrange avant les 900 mètres de dénivelé négatif à venir. Un verre d'eau et un morceau d'orange et je m'engage dans la descente. Objectif : ne pas perdre de place. Les virages s'enchaînent, je suis plutôt satisfait de mon rythme, je croise quelques randonneurs qui montent au refuge. Tout se passe bien, mais il faut rester concentré car je ne suis toujours pas arrivé en bas. Après 21 minutes de descente et une centaine de mètres de plat, la ligne d'arrivée est en vue. Je termine cette belle course de montagne en 2h22 à la 16ème place (vainqueur en 1h58, deuxième en 2h03).

    TRAIL ALPIN DU GRAND BEC

    Pas de douleurs au genoux, de supers sensations, une belle place au milieu des montagnards, des paysages splendides, donc un bilan très satisfaisant. Ce format de course à fort dénivelé me convient vraiment bien. Il me reste à renforcer mes genoux et à améliorer mes descentes (ce qui est lié).

    Tibo